Un test qui intègre la créativité et les intelligences multiples

Une évaluation n’est valide que si elle inclut toutes les composantes de la dimension concernée :

  • l’intelligence générale (aussi dénommée facteur g),

  • les diverses composantes d’intuition et de créativité,

  • les intelligences multiples, (Gardner) ou talents multiples (Gagné), qui s’expriment dans plusieurs domaines : artistique, kinesthésique, logique, verbale, visuo-spatiale, intra-personnelle, inter-personnelle.

  • la composante d’engagement dans la tâche et la poursuite des buts (à travers l’intérêt, l’énergie mobilisable, la persévérance, l’intensité des motivations), composante majeure de la surdouance mise en évidence par Renzulli et Gagné.

Comment mesurer l’intelligence générale ?

Elle se définit comme « la capacité de l’individu à agir de manière appropriée, à penser rationnellement, et à s’adapter efficacement à son environnement ». Cet ensemble d’aptitudes exige non seulement l'attrait pour la réflexion, et la rapidité de traitement, mais aussi d'avoir développé certaines compétences cognitives, comme la capacité à trouver des similitudes entre les situations, les concepts, ou idées.

Plusieurs études récentes révèlent l'influence sur le facteur g, de combinaisons de gènes liés à certains neurotransmetteurs, à la construction cellulaire ou neuronale. Ces progrès ont été effectués grâce aux recherches à base d’imagerie cérébrale, mais aussi d’études génétiques, corroborées avec des mesures physiologiques et cognitives.

La surdouance est en partie héréditaire et associée à :

  • une configuration neurologique spécifique notamment en ce qui concerne le faisceau longitudinal, le faisceau arqué, et le corps calleux qui sont plus denses et plus longs ; cela facilite et accroit les communications à la fois au sein d’un même hémisphère mais aussi entre les hémisphères cérébraux, entrainant une meilleure efficacité

  • une plasticité plus importante (l’épaisseur de matière blanche du préfrontal est supérieure) ;

  • une vitesse de traitement supérieure en raison d’une densité avantageuse dans certaines zones cérébrales.

Certaines de ces différences se révèlent chez certains enfants dès la naissance, par une réduction de l’ordre de 30 % des délais de développement psychomoteur et langagier. Le HPI (Haut Potentiel Intellectuel aussi nommé surdouance) apparait de plus en plus comme la conséquence d’une amplification de certaine aptitudes, mais ne se résume pas à un chiffe de QI seul. Il est aussi lié à certains traits de tempérament : volonté de maîtrise et d’exploration, sensibilité voir même une hypersensibilité, vision stratégique, besoin absolu de cohérence, intuition supérieure, et inventivité.

Cependant, cette amplification est souvent hétérogène, ce qui nécessite une analyse et une interprétation personnalisée . C’est pourquoi l’évaluation du profil intellectuel d’une personne impose une bonne connaissance des processus cognitifs et de leurs interactions.

Des résultats souvent hétérogènes

Disposer d’un outil valide pour mesurer les capacités cognitives s’est imposé pour les décisions liées à la scolarité des enfants possédant des profils atypiques (aptitudes cognitives plus faibles ou plus fortes que la moyenne). Pour les garçons et filles qui s’ennuient à l’école se pose souvent la question du saut de classe. Les parents ayant fait passer un test de QI à leur fille ou fils découvrent fréquemment à la restitution de celui-ci qu’ils sont probablement eux mêmes concernés. Ceux qui creusent le sujet de la surdouance parlent d’une véritable renaissance, après des années de questionnement et de sentiment fort de décalage par rapport à la majorité de la population.

C’est l’analyse des profils cognitifs hétérogènes ou atypiques associés à des études de neuroimagerie qui a permis de faire des avancées récentes dans leur compréhension.

Notamment, ce qui est nommé “précocité intellectuelle” n’est pas une simple avance de développement, mais plutôt l’une des nombreuses configurations possibles d’amplification de certaines fonctions sensorielles, cognitives et émotionnelles. D’où cette impression si forte de décalage si souvent exprimés dans cette population. Les scores obtenus par les enfants précoces présentent ainsi des variations d’écarts très diverses par rapport à la moyenne des enfants de leur âge. Ces enfants ou ces adultes à QI hétérogène, représentent selon les diverses études, entre 40 et 70 % des personnes surdouées ; ils peuvent ainsi posséder une avance verbale remarquable, mais une avance bien plus faible au niveau d’une ou plusieurs autres fonctions cognitives (souvent au niveau de la mémoire de travail ou de la vitesse de traitement graphique). Ce sont peut être ces profils qui se retrouvent le plus fortement dans l’appelation de “zèbres” proposée par J. Siaud-Facchin. En 2017, une équipe de recherche française (F. Nusbaum, 0. Revol, D. Sappey-Marinier) a d’ailleurs mis en évidence par neuroimagerie deux différences importantes :

  • chez tous les enfants surdoués qu’ils appellent philo-cognitifs, la connectivité cérébrale est bien plus importante dans plusieurs régions cérébrales, dont le corps calleux qui relie les deux hémisphères, et dans plusieurs faisceaux intra-hémisphériques (le transfert d’information est donc plus rapide au sein d’un même hémisphère mais aussi d’un hémisphère à l’autre) ;

  • mais des différences cérébrales apparaissent entre les enfants à profil hétérogène (dénommés complexes par ces chercheurs) et ceux à profil homogène (nommés laminaires), avec notamment une meilleure connectivité cérébrale dans l’hémisphère gauche pour les complexes (d’où leur avance verbale), et dans l’hémisphère droit pour les laminaires ; cependant cette équipe souligne que la grande majorité des profils sont un mixage de ces deux profils extrêmes, ce qui explique la très grande diversité des profils rencontrés.

Dans ces conditions, parler “d’un profil” unique d’enfant ou d’adulte à haut potentiel s’avère souvent insuffisant. D’ailleurs les tests de QI eux mêmes (les dernières versions des Echelles de Weschler pour enfants WPPSI et WISC, notamment) évoluent progressivement pour en tenir compte. Ils donnent de moins en moins d’importance au calcul de l’indice QI total, au profit de 5 indices de résultats, autrement dit 5 QI séparés pour mieux traduire cette hétérogénéité. Et de plus en plus de psys (psychologues en cabinet ou scolaires) dénoncent les pièges d’un QI global.

Des évaluations très diverses mais souvent partielles

Les questionnaires et épreuves d’évaluations cognitives élaborés par les psychologues spécialisés sont très nombreux et de portée vraiment différente les uns des autres.

En France, les tests les plus répandus, sont seulement des tests de QI. Il s’agit de ceux basés sur les travaux de Weschler (la WPPSI, la WISC et la WAIS) ; ces batteries d’épreuves sont particulièrement indiquées pour évaluer certaines dispositions cognitives nécessaires aux apprentissages académiques. La WISC (version pour enfant des échelles de Weschler) est notamment recommandée en cas de difficultés ou de facilités scolaires, et en préliminaire à des investigations plus poussées d’orthophonie ou de psychomotricité.

D’autre part, compte tenu du coût de passation élevé de ces épreuves en cabinet (justifié par le temps nécessaire à la passation et au compte rendu), des estimations de QI en ligne se sont beaucoup développées. Cependant la plupart des questionnaires en ligne ne sont pas validés, et se restreignent à une partie encore plus restreinte des formes d’intelligence que la WISC et la WAIS. Pour offrir des chiffres rapidement, ils ne sollicitent souvent que les capacités de raisonnement logique ou visuo-spatiale. Or, pour les très nombreux profils hétérogènes, cette mesure seule ne suffit pas pour extrapoler les autres aptitudes. Ils écartent ainsi d’emblée de nombreuses personnes de la connaissance de toute la richesse de leurs capacités. Ils défavorisent fortement tous les profils simplement hétérogènes ou même ceux doublement exceptionnels. Ces derniers ont développé de grandes capacités cognitives, mais souffrent en même temps d’un trouble d’apprentissage (trouble de l’attention, dyslexie, dyspraxie, dyscalculie, dysgraphie, etc.). De plus, ils négligent totalement les profils créatifs, pourtant de plus en plus reconnus comme faisant partie des profils de haut potentiel.

D’autres outils moins restrictifs que l’évaluation du QI global sont maintenant utilisés

Ils permettent de mieux tenir compte de l’ensemble des spécificités de ces surdoués. C’est le cas au Canada, aux Etats-Unis, en Australie, suite aux travaux et mises en garde de plusieurs équipes de chercheurs : voir Renzulli, Sternberg, Gardner, Gagné, et Heller.

Ces outils sont plutôt des bilans, basés sur une appréhension plus large et plus complète des différences individuelles. Les évaluations développées par lucyetic s’inscrivent dans cette démarche et se posent en bilan permettant de mieux comprendre les fonctionnements cognitifs hétérogènes. Ce n’est qu’en cas de gros enjeu d’apprentissage académique (études longues et/ou difficiles), qu’une passation WAIS et/ou des tests neuropsychologiques ciblés peuvent s’avérer nécessaires en complément de cette évaluation large. Ces derniers permettent l’évaluation fine des troubles d’apprentissages qui, lorsqu’ils ne sont pas traités, perdurent sous forme de difficulté dans certaines tâches souvent toute le vie.

Les évaluations d’intuition et de créativité

Ces deux aptitudes constituent des atouts de plus en plus déterminants, face à la complexité croissante de nos sociétés et à la rapidité des décisions à prendre. Elles sont liées à la dimension d’ouverture du tempérament, et donc de la personnalité. Leur mesure nécessite de distinguer les différents types d’intuition, et de créativité. Il est important de les connaître et de les comprendre pour mieux les utiliser, voir les développer. C’est pourquoi lucyetic vous permet d’évaluer votre profil d’intuition, et celui de créativité.

Pour pouvoir évaluer votre profil complet, les tests prérequis sont : Guide (gratuit), Forces (gratuit), Sensibilités, Régulations, Empathie, et Aptitudes.

Et pour obtenir une analyse personnalisée encore plus fine et mieux comprendre vos résultats, n’hésitez pas à profiter de votre séance gratuite : (cliquez sur l’onglet consultation)