Une véritable révolution s’opère dans la compréhension des troubles psychologiques

Les difficultés psychologiques (dépression, anxiété, trouble de la personnalité) sont très répandues

18 % de la population française, soit près d’une personne sur cinq souffre d’un trouble anxieux, et 9 % de d’une forme de dépression.

Les formes que prennent ces troubles sont extrêmement variables.

Les symptômes de trouble anxieux ou dépressif concernent autant les sphères somatique, cognitive, et comportementale, que la sphère affective :

au delà des symptômes de tristesse quasi permanente et de perte des intérêts, figurent dans les tableaux dépressifs : le ralentissement psychomoteur, la fatigue, les troubles du sommeil, les difficultés de concentration, mais aussi un sentiment de dévalorisation, une culpabilité excessive ou inappropriée, des noires récurrentes.

Les troubles anxieux les plus courants sont l’anxiété généralisée, les Troubles Obsessionnels Compulsifs ou TOC, les phobies, et le stress post traumatique.

De nombreux troubles anxieux ou dépressifs sont associées à un stress chronique.

La psychologie positive s’impose aux côtés de la psychopathologie (l’étude des troubles psychologiques)

Si vous déroulez un test d’anxiété ou de dépression sans évaluer aussi vos ressources positives, votre vision de vous même est insuffisante. Car plusieurs études ont montré tout l’intérêt de s‘intéresser non seulement aux dysfonctionnements éventuels, mais aussi aux ressources positives de chacun, comme l’optimisme, les émotions positives, ou encore l’adaptabilité.

Les causes d’une souffrance psychologique sont souvent à l’origine d’autres souffrances psychologiques

Un trouble psychologique, comme par exemple un trouble de la personnalité, ou un trouble dépressif s’accompagne fréquemment d’un autre diagnostic de souffrance psychologique ; c’est ce que l’on entend sous le terme de comorbidité. De plus, les travaux sur la dépression pointent certains facteurs “transdiagnostiques”, c’est à dire que certains facteurs, dont parfois les symptômes eux mêmes, contribuent à entretenir plusieurs troubles. C’est la cas des ruminations (de pensées négatives), du manque de sommeil, ou d’une certaine forme de perfectionnisme (mais ce n’est pas le cas de tous les types de perfectionnisme, d’où l’importance de bien les différencier).

Mais la plasticité neuronale permet le changement et le développement des ressources

C’est jusqu’à la fin de notre vie que dans certaines zones du cerveau des neurones se créent, et les connexions entre neurones continuent à se modifier au fur et à mesure de nos expériences.

Plusieurs facteurs interviennent parallèlement sur les troubles anxio-dépressifs,

  • des facteurs biologiques génétiques : voir le test sensibilités

  • des facteurs psychodynamiques, comme l’environnement précoce de l’enfant, ou le développement du style d’attachement.

    Car certains types d’attachement, notamment les attachements associés à une vision non sécurisée des relations, rendent plus vulnérables au stress et constituent donc un facteur de risque ou un facteur aggravant de trouble anxio-dépressif.

  • des facteurs cognitifs, comme les schémas de pensée (recherches de J. Young)

  • des facteurs sociaux liés à la qualité de l’environnement de la personne

    comme la situation financière, le soutien des proches, la disponiblité de conseils adaptés, etc.

    Le test fragilités de lucyetic met en lumière la participation de ces facteurs dans vos difficultés