Dépression, anxiété, TPST : des souffrances fréquentes, mais si diverses

Les dernières études épidémiologiques montrent une augmentation de la prévalence des troubles anxio-dépressifs : 30 % de la population adulte française aurait été exposée à un événement potentiellement traumatique à un moment de sa vie, 18 % souffriraient d’un type d’anxiété, et 9 % d’une forme de dépression. D’autre part, ces ressentis de mal-être peuvent se présenter simultanément ou successivement tout au long d’une même vie. Mais surtout, 19 % de la population auraient connu une phase dépressive au cours de sa vie, ce qui conduit certains à considérer que la dépression est le mal du siècle.

Les formes que prennent ces maux sont extrêmement variables.

Les perturbations liées aux TPST (Trouble de Stress Post-Traumatique), de pathologie anxieuse ou dépressive concernent autant les sphères somatique, cognitive, et comportementale, que la sphère affective.

Au delà des symptômes de tristesse quasi permanente et de perte des intérêts, figurent dans les états dépressifs : le ralentissement psychomoteur, la fatigue, les perturbations du sommeil, de la libido et de l’appétit, les difficultés de concentration, mais aussi un sentiment de dévalorisation, une culpabilité excessive ou inappropriée, des idées noires récurrentes. Ces symptômes peuvent varier en intensité au cours du temps mais sont significatifs s’ils durent depuis plus de deux semaines.

Si ces épisodes sont récurrents, c’est à dire se répètent dans le temps, même s’ils sont séparés par des périodes de rémission, s’installe la dépression chronique, véritable maladie qui perturbe fortement la vie quotidienne, professionnelle et sociale. D’autre part, l’état dépressif multiplie par 30 le risque de suicide et le risque s’aggrave en cas de dépression mal soignée.

Les pathologies anxieuses les plus courantes sont les phobies spécifiques, l’anxiété généralisée, les TOC (Troubles Obsessionnels Compulsifs), les phobies, et le Trouble de Stress Post traumatique.

Ces fragilités sont associées à un stress chronique, ou à des traumatismes situés dans le passé ou le présent. Ces traumatismes ou stress répétés laissent des traces durables chez les personnes atteintes, altérant plusieurs fonctions cérébrales, entre autres l’amygdale, et les réseaux de régulation de l’humeur.

Les causes d’une souffrance psychologique sont souvent à l’origine d’autres souffrances psychologiques

Les conséquences des psychotraumatismes sont variables et souvent plurielles,

Elles dépendent à la fois du terrain bio-psycho-social et de l’histoire de la personne. Une difficulté psychologique, comme par exemple un trouble de la personnalité, ou une dépression s’accompagne fréquemment d’un autre diagnostic de souffrance psychologique ; c’est ce que l’on entend sous le terme de comorbidité. De plus, les travaux sur la dépression pointent certains facteurs “transdiagnostiques”, c’est à dire que certains facteurs, dont parfois les symptômes eux mêmes, contribuent à entretenir plusieurs souffrances. C’est le cas des ruminations (de pensées négatives), des perturbations du sommeil, ou de la phobie sociale.

Plusieurs facteurs interagissent déclenchent ou maintiennent une dépression

  • des facteurs biologiques génétiques : voir le test sensibilités

  • différents types de psychotraumatismes :

    par exemple pour les personnes victimes ou témoins de violences, attentats, maltraitance ou harcèlement,

  • des facteurs psychodynamiques, liés à l’environnement précoce de l’enfant, ou le développement du style d’attachement.

    Car certains types d’attachement, notamment les attachements associés à une vision non sécurisée des relations, rendent plus vulnérables au stress et constituent un facteur de risque ou un facteur aggravant.

  • des facteurs cognitifs, comme les schémas de pensée (recherches de J. Young)

  • des facteurs sociaux-économiques liés à la qualité de l’environnement

    comme la situation financière, le soutien des proches, la disponibilité de conseils et d’informations adaptés, etc.

La plasticité neuronale permet le développement des ressources et la rémission

C’est jusqu’à la fin de notre vie que dans certaines zones du cerveau des neurones se créent, et les connexions entre neurones continuent à se modifier au fur et à mesure de nos expériences. Les effets de différentes thérapies dont les thérapies verbales et cognitivo comportementales sur certaines structures neuronales ont d’ailleurs été mises en évidence par imagerie cérébrale.

La psychologie positive s’impose aux côtés de l’étude des difficultés psychologiques

Si vous déroulez un test d’anxiété ou de dépression qui caractérise seulement les signes pathologiques sans évaluer aussi vos ressources personnelles, votre vision de vous même est insuffisante. Plusieurs études ont montré tout l’intérêt de s‘intéresser non seulement aux dysfonctionnements éventuels, mais aussi aux ressources positives de chacun, comme l’optimisme, les émotions positives, ou encore la flexibilité psychologique ou l’acceptation.

Des tests de dépression et d’anxiété qui vont au-delà du simple constat de mal-être

  • Le questionnaire de test fragilités de lucyetic n’évalue pas seulement les scores des différentes manifestations de dépression ou d’anxiété ; la plupart des questions caractérisent aussi la participation des facteurs de déclenchement ou de maintien de l’état anxieux ou dépressif, ce qui permet d’identifier le type de psychothérapie qui sera le plus efficace ;

  • Le bilan “styles personnels” analyse vos ressources pour faire face à votre état anxieux ou dépressif, à partir de tous vos résultats de tests.

  • Notre psychologue en ligne peut vous aider à approfondir la signification de vos scores et à vous libérer de vos ruminations négatives en utilisant au mieux vos ressources.