L'auto-régulation, un ensemble de fonctions essentielles pour gérer ses émotions et ses pensées

Elle nous permet de nous comporter de manière appropriée en fonction de nos besoins physiologiques et de nos buts.

La vie quotidienne regorge de situations propices aux conflits entre nos différentes forces motivationnelles. Ces émotions, qu’elles soient positives ou négatives ont rendu un service inestimable à l’évolution de l’humanité. Car même les émotions négatives ont un certain rôle : les émotions du registre de la peur et de l’anxiété nous alertent, nous permettent de réduire les risques. Les émotions du registre de la colère nous servent de moteur et sont la source de nombre de révoltes, et de libération.

Mais leur effet favorable dépend de notre capacité à les accueillir, les comprendre et les utiliser à bon escient. Il n’est pas étonnant que l’une des questions les plus fréquentes posées aux psychothérapeutes est “ Comment gérer mes émotions ? ”

Facteurs de différences individuelles de qualité d'auto-régulation :

  • qualité de nos perceptions internes et émotionnelles,

  • flexibilité psychologique,

  • équilibre entre nos attirances et nos peurs ou inhibitions,

  • qualité de l’attention portée aux émotions et de concentration sur les buts,

  • certaines caractéristiques du système cardio-vasculaire et de sa relation avec le cerveau

    Cette relation bidirectionnelle entre notre coeur et le système central autonome est capitale pour la régulation de la tension corporelle.

    C'est à travers le développement de ses capacités d'auto-régulation, que la qualité de l'environnement de l'enfant modèle sa susceptibilité aux stimulis (et ce, jusqu'à l'âge de 25 ans en moyenne).

La régulation des émotions et l’acceptation, deux capacités essentielles pour le bien-être

La régulation des émotions, ou comment se protéger de l’hypersensibilité ou de la vulnérabilité au stress

  • les personnes hypersensibles sont plus susceptibles que d’autres de souffrir de certaines situations, notamment des situations de conflit, ou de fortes tensions psychologiques ;

  • Les personnes vulnérables au stress ont un grand besoin de se défendre face à certaines émotions négatives ; pour les uns ce sera surtout la tension corporelle et diverses formes de colère, pour d’autres, l’anxiété et ou la panique.

Dans tous les cas, c’est notre cerveau préfrontal qui peut intervenir pour limiter les impacts négatifs du stress

Le cerveau préfrontal est un élément-clé du système d’autocontrôle, et donc de l’intelligence émotionnelle. Il tient compte de nos buts, nos idées sur la situation, et de nos expériences. Nos pensées et même nos représentations inconscientes de nous mêmes et des autres influent constamment sur la force et la valence (positive ou négative) de nos émotions. D’autre part, nos comportements et les conséquences qui en résultent, sont mémorisés par notre cerveau. Au fur et à mesure des expériences, nos schémas de pensée et croyances peuvent donc évoluer.

C’est pourquoi le travail sur les pensées et les comportements, tels que pratiqué en thérapie cognitive et comportementale, permet de modifier la force et la valence des émotions. En complément, des entrainements axés sur la cohérence cardiaque et sur le processus de gestion et de régulation augmentent le contrôle personnel sur ses ressentis corporels.